La situation au Sénégal

Aujourd'hui, le seul pays ayant vraiment avancé sur le projet est le Sénégal, car le président Abdoulaye Wade l'a fortement soutenu et impulsé.

La situation au Sénégal est donc dans un état d'avancement réel bien que faible. Tout d'abord, il faut savoir que le Sénégal perd, à cause de la désertification, environ 45 000 hectares par an. 10500 hectares ont pour l'instant (en trois ans) été planté grâce au projet dans la région de Louga.

Les critères pris en compte par le Sénégal lors du tracé de la GMV sont la pluviométrie (entre 100 et 400 mm par ans), les agglomérations humaines, le mouvement du bétail lors de la transumance (certains bacs de rétention leur sont accessibles) et la végétation.

C'est l'Agence Nationale de la Grande Muraille Verte (Eaux et forêts) qui organise et supervise le projet, avec l'appui financier du Fond pour l'Environnement Mondial, et du PAM, lui même financé par l'Union Européenne.

Plusieurs aides ont été apportées aux villageois lors de la mise en place des premiers plants: l'action de l'armée Française mais aussi Sénégalaise,celle d'étudiants venus de Dakar ou de M'bour lors de "vacances écologiques" (ce qui a entre autre pour but de sensibiliser la jeunesse au projet) ainsi que celle de certaines entreprises comme Total ou Eiffage qui ont fait du mécénat. De petites micro-actions de sensibilisation alimentaire et écologique ont été amorcées dans quelques villages.

Certains villages se sont axés uniquement sur la Grande Muraille Verte pour relancer une économie défaillante, et les villageois plantent de nombreux plants en échange de nourriture grâce au projet Food for Work du PAM et afin de récolter la production végétale, car elle leur appartient dans les zones autour des villages. D'autres se sont transformés en véritables "village-pépinières" pour alimenter toute la zone en plants divers. Le sentiment des villageois quant au projet et à ses retombées diverses semble être très positif. Certaines organisations de femmes ont aussi vu le jour avec pour but de créer des micro-circuits économiques dans les villages grâce en grande partie à leur travail tant dans la plantation, la récolte et la vente de produits issus de ces dernières.

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