Objectifs écologiques

LA GRANDE MURAILLE VERTE, UN PROJET ECOLOGIQUE

 

En Afrique la désertification est un problème majeur. Depuis 1900, le Sahara a avancé de 250 km vers le sud. Ce problème majeur a de multiples conséquences : il entraine l’appauvrissement des sols, un déficit pluviométrique de plus en plus important et donc une gestion des ressources en eau de plus en plus difficile.

 Cette muraille a pour objectifs :

OBJECTIFS ECOLOGIQUES: 

1) stopper l’avancée du désert

2) limiter la dégradation des sols

3) créer des ressources en eau 

 

1) Stopper l’avancée du désert : 

La végétation parfois très rare dans ces zones arides à semi-aride est à dominante de steppes (arbustive et arboré) et de savanes (arbustive arborée et boisée).

Dans ce cadre le choix des plantations s’est fait en tenant compte :

- des espèces à valeur socio économique (alimentaire, pastorale commerciale, énergétique, médicinale…)

- des espèces d’importance écologique (amélioration du cadre de vie, séquestration du carbone, protection et amélioration des sols, infiltration des eaux de pluie)

(Voir la LISTE INDICATIVE DES ESPECES PROPOSEES)

2) Limiter la dégradation des sols :

La forte dégradation des sols due à de nombreuses sécheresses ne permet pas aux populations locales de vivre de l'agriculture, les faibles rendus agricoles de l'exploitation de la terre ne suffisent plus à subvenir à leur besoin. Les nombreuses plantations de la grande muraille verte leur permettront de s’occuper de terres beaucoup plus riches et donc plus rentables.

Le Sahel connait parfois des sécheresses périodiques qui peuvent durer des années et entrainer la famine. La saison sèche dure dans la majorité des pays concernés environ 9 mois. C'est pour cela qu'un certain nombre d’espèces ligneuses ont été définies comme prioritaires. Ces espèces sont non seulement alimentaires mais elles procurent aussi des revenus aux populations tout en préservant l’environnement. De plus, des techniques et technologies permettant leur gestion et assurant la diversification des cultures sont proposées.

D'après le Dr Robin Duponnois, plusieurs technologies agro-forestières ont été développées sur la base des pratiques paysannes et se sont avérées très prometteuses dans les zones arides du sahel, par exemple:

- les banques alimentaires à base de ligneux :

Cette technique propose l'implantation d'arbres cultivés et de baobabs dans des parcelles fertilisées et irriguées pour une production intensive de feuilles fraiches pendant toute l’année. Cette technologie a été développée pour permettre aux ménages ruraux de réduire leurs coûts de subsistances.                                                                                                             

Pour accélérer l’adoption de cette technologie sont envisagés des endroits irrigués, des zones de maraîchage et des zones de cultures de contre-saison dans les régions péri-urbaines. Cela permettra aux populations un accès plus facile à l’alimentation.

3) Créer des ressources en eau :

La grande muraille verte est conçue pour abriter des bassins de rétentions. Ceux-ci seront à la disposition des populations pour arroser les cultures de la GMV mais aussi pour leur usage personnel.

Ces nombreux bassins de retentions sont crées pour retenir les eaux pluviales de l’hivernage, et permettront de mieux gérer les ressources en eau dans les régions.

Rien qu’au Niger, on ne compte pas moins de 7 bassins de rétention:

- Le bassin du fleuve Niger et de Anzourou

- Le bassin du Liptako Gourma

- La zone du Tamesna

- Le bassin de l’Irhazer-Oasis de l’aïr

- Damagaram

- Goulbi et Korama

- Le bassin du lac Tchad

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