Introduction sur la Grande Muraille Verte

Pour palier deux problèmes majeurs concernant la région sahélo-saharienne, l'un écologique avec la désertification et la dégradation des terres,  l'autre économique avec l'exode rural et la pauvreté des populations,  11 pays de l’Afrique sahélo-saharienne (Burkina Faso, Djibouti, Erythrée, Ethiopie, Mali, Mauritanie, Niger, Nigeria, Sénégal, Soudan et Tchad) se sont engagés à construire une barrière contre l’avancée du désert, et  se sont unifiés lors du 7ème sommet des chefs d’états de la CEN-SAD (communauté des états sahélo-saharien) le 1er et 2 juin 2005 à Ouagadougou.

C’est  grâce à l’impulsion donnée par le président du Sénégal, Abdoulaye Wade, ayant repris l'idée d'Olusegun Obasanjo, ancien président de la République Fédérale du Nigéria, que les chefs d’état de la communauté sahélo-saharienne ont décidé d’entreprendre l’édification de ce mur de verdure.

Ce projet ayant pour but de créer une bande de plantations large de 15 km sur les 7100 km reliant Dakar à Djibouti, cela suivant un tracé défini en grande partie selon la géolocalisation des populations, la pluviométrie et les limites du Sahara. Il faut cependant savoir que la GMV n'est pas conçue comme un mur d'arbres courant de part et d'autre du Sahara mais comme un ensemble d'actions de conservation et de protection des ressources naturelles pour lutter contre la pauvreté.

Les objectifs de la Grande Muraille verte sont:

 

  • La réduction de l'érosion des sols: grâce à la présence de végétaux, la vitesse du vent est ralentie et l'infiltration des eaux dans les sols est favorisée.
  • La restructuration des sols dégradés: entrainée par l'accroissement de matière organique animale et végétale.
  • L'accroissement du taux de reforestation: pour restaurer les équilibres éco-climatiques et la biodiversité.
  • La relance, le développement et la diversification de l'agriculture et de l'élevage: par le volume des productions végétales et animales et par l'importance de la population active occupée par ces secteurs.
  • La restauration, la conservation et la valorisation de la biodiversité végétale et animale: les surfaces boisées contribuent à la régénération et à la végétation naturelle et au retour de la faune sauvage.
  • L'accroissement de la couverture des besoins locaux en produits forestiers: bois, gomme, résine, racines, feuilles, écorces, fruits...
  • L'amélioration du niveau de vie et de la santé: du fait de l'amélioration de l'alimentation, du cadre de vie et et d'une plus grande disponibilité des besoins domestiques.
  • L'inversion du phénomène de l'exode rural:  les "émigrés écologiques" vont progressivement revenir dans les zones réhabilités par la présence de la GMV.
  • La maîtrise des ressources en eau: avec la mise en place de bassins de rétention et d'ouvrages hydrauliques.

 

Ce projet s'intègre parfaitement dans les critères de l'OMD (Objectifs du Millénaire pour le Développement), à savoir diviser la pauvreté dans le monde par deux d'ici 2015, et il est reconnu par la communauté internationale comme étant un projet important dans la lutte pour l'environnement.

La GMV a reçu plusieurs promesses de financements internationaux, 1 milliard 400 millions de dollars débloqués par l'Union Européenne, et 119 millions par le Fond pour l'Environnement Mondial.

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